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Faire Construire

Si vous ne trouvez pas la maison de vos rêves, il apparaît parfois que la construction soit une bonne alternative pour aboutir à la réalisation de votre projet. Mais avant de se lancer, il faut bien réfléchir au projet et prendre le temps de l’étudier dans sa globalité (achat du terrain et construction). Il faut s’assurer que le projet est compatible avec vos moyens financiers.

Le projet de la construction peut offrir certains avantages :

  • Le coût, (la construction peut être moins onéreuse que l’achat d’une maison ancienne)

  • Le confort,

  • La proximité des écoles, du lieu de travail, des commerces (en fonction du choix du terrain)

  • L’entretien, (une maison neuve peut être plus facile à entretenir qu’une maison ancienne)

  • Le rapport locatif (une maison neuve peut-être plus facile à louer)

L’essentiel est de bien choisir son terrain et de faire appel aux bonnes personnes (architectes/ maîtres d’oeuvre /constructeurs, artisans…)



LE CHOIX DU TERRAIN
Le choix du terrain est donc très important (isolé, hors lotissement ou non) et cela peut entraîner des démarches différentes. La localisation déterminera aussi la vie quotidienne de votre famille. Est-elle adaptée à votre mode de vie ? (vie professionnelle, scolarité… Choisissez aussi votre terrain en pensant qu’un jour vous serez peut-être amenés à le revendre et une bonne situation facilitera la revente.
Si vous achetez un terrain isolé, assurez-vous qu’il soit constructible, vérifiez qu’il ne soit pas situé dans une zone à risques naturels et informez-vous sur la nature de son sous-sol.
Votre première démarche doit être de consulter le Plan local d’urbanisme (PLU) ou le Plan d’occupation des sols (POS). Depuis 2001, les PLU se substituent progressivement aux POS des communes.
Après avoir consulté le PLU ou POS, vous devez demander en mairie un certificat d’urbanisme. Cette demande est gratuite. Il existe deux types de certificats d’urbanisme : un certificat dit « d’information » et un autre, plus détaillé, appelé aussi « certificat d’urbanisme opérationnel ».

Le certificat opérationnel indique si le projet de construction est réalisable. Vous devez annexer à votre demande un dossier complet incluant notamment, une notice descriptive du projet, des plans, croquis, photos, un plan du terrain, plan de situation…

Lors de l’achat du terrain, n’oubliez pas d’intégrer une condition suspensive d’obtention du certificat opérationnel positif. L’administration a deux mois pour répondre à cette demande.

Le certificat d’information mentionne les règles d’urbanisme. Vous pouvez vous contenter d’un CU d’information si vous n’avez pas encore une idée précise de votre projet de construction. Ce CU vous donnera des indications sur la zone dans laquelle se trouve le terrain, les règles applicables à cette zone, l’existence ou non d’un droit de préemption au profit de la commune, les servitudes, les taxes et contributions éventuelles… Depuis le 1er octobre 2007, l’administration a 1 mois pour délivrer un CU d’information (au lieu de 2 mois).

Désormais les renseignements figurant sur le certificat d’urbanisme engagent l’administration pendant 18 mois (au lieu de 12), et ce depuis le 1er oct. 2007.
Vous pouvez demander à l’administration de prolonger cette validité d’un an mais pour cela, il faut que la demande de renouvellement se fasse au moins 2 mois avant l’expiration du délai initial.

Vérifiez ensuite si le terrain est viabilisé, c'est-à-dire, raccordé aux réseaux collectifs d’eau potable, de gaz, d’assainissement, d’électricité, et de téléphone. Si le terrain n’est pas viabilisé, vous devez prévoir dans votre plan de financement le coût des raccordements aux différents réseaux.

Si la parcelle est déjà raccordée, il faut quand même penser aux coûts des branchements entre la future maison et les canalisations qui passent en limite du terrain.

Avant de vous engager sur l’achat d’un terrain, vous pouvez aussi vous interroger sur l’évolution de l’environnement. Consultez le PLU ou la DDE qui vous informera sur les projets à venir : création d’un aéroport, d’une autoroute…

Vérifiez également la superficie et les limites du terrain, faites borner le terrain par un géomètre expert, renseignez-vous sur la nature du sous-sol, assurez-vous que le terrain soit à l’abri des risques naturels.

En achetant un terrain à bâtir dans un lotissement, cela vous offrira plus de garanties que lors d’une acquisition de terrain isolé. En effet, le lot étant viabilisé, cela signifie que les travaux de voirie, de connexion aux réseaux d’eau, d’électricité, téléphone, assainissements sont déjà réalisés ou en passe de l’être.

Cependant, vérifiez que votre projet est réalisable. La construction en lotissement obéit à des contraintes spécifiques énoncées dans plusieurs documents tels que l’autorisation de lotir, le règlement du lotissement, le cahier des charges, les statuts de l’association syndicale libre. On peut aussi vous imposer un style architectural, des choix de couleurs, matériaux…


PLUSIEURS POSSIBILITÉS POUR FAIRE CONSTRUIRE

Pour la réalisation de votre projet et la construction de votre maison, vous avez le choix entre faire appel à un architecte qui agira pour vous en tant que maître d’œuvre ou faire appel à un constructeur et conclure un contrat de construction avec ou sans fourniture de plan.

Attention, l’achat du terrain et la construction de votre maison sont deux opérations bien distinctes mais liées par le biais de conditions suspensives.
Par exemple, lors de l’acquisition du terrain, insérez une clause notifiant que la vente définitive du terrain n’interviendra que sous la condition d’obtention de permis de construire. De même, en passant par un constructeur, ne signez pas de contrat pour construire avant d’être propriétaire ou avant la signature du compromis dont les conditions suspensives sont remplies (obtention du permis,…)

Cependant, si le constructeur vous vend également le terrain, l’opération entre dans le cadre juridique de la vente en l’état futur d’achèvement, dite « vente sur plan ». Il appartient donc au constructeur d’obtenir le permis de construire de chaque maison.



LA DEMANDE DE PERMIS DE CONSTRUIRE

Avant de démarrer votre projet, vous devez impérativement déposer une demande de permis de construire. Celle-ci devra être déposée à la mairie de la commune où est situé le terrain et permettra à l’administration de vérifier que votre projet respecte bien les règles d’urbanisme.

Comme avant la réforme, si la surface hors œuvre nette (Shon) ne dépasse pas 170 m², vous n’êtes pas obligé d’avoir recours à un architecte. En revanche, au-delà de 170 m², son intervention est obligatoire. Toutefois, même lorsque ce n’est pas imposé, rien de vous empêcher de demander à un architecte d’élaborer votre dossier de permis de construire ou de vous adresser à un géomètre expert.

La demande de permis de construire doit être effectuée sur un imprimé spécifique, fourni par l’administration.
Vous devez déposer le dossier complet en mairie ou l’envoyer en recommandé avec avis de réception. A la suite du dépôt, la mairie vous adressera un récépissé établi sur un formulaire spécifique. Le dossier est réputé complet si l’administration ne vous réclame aucune pièce supplémentaire dans le délai d’un mois à compter de son dépôt en mairie. Le dossier doit être instruit dans les 2 mois. Dans les 15 jours qui suivent le dépôt de la demande de permis, le maire doit afficher un avis de dépôt en mairie qui reste affiché pendant l’instruction du dossier.



LES FORMALITES APRES LE PERMIS

Une fois que le permis de construire a été délivré, il doit être porté à la connaissance des tiers par un affichage en mairie et sur le terrain. Depuis le 1er oct. 2007, cet affichage est d’une importance particulière car il constitue le point de départ du délai de 2 mois pendant lequel un tiers peut contester le permis en justice (s’il estime qu’il lui porte préjudice ou s’il est contraire aux règles d’urbanisme)

L’étape suivante est la déclaration d’ouverture de chantier en prévenant la mairie du début des travaux. Pour cela, vous devez remplir un formulaire spécifique en 3 exemplaires et le déposer en mairie ou l’adresser par lettre recommandé avec AR.
Les travaux doivent débuter dans les 2 ans et ne pas être interrompus pendant plus d’un an, sinon, le permis serait périmé.
Si vous êtes dans l’incapacité d’entamer les travaux dans les 2 ans ou si vous devez interrompre le chantier pendant plus d’un an, vous pouvez demander une prorogation d’un an de votre permis de construire. Cette demande doit intervenir au moins 2 mois avant l’expiration du délai de validité du permis et vous devez la déposer en mairie ou l’envoyer par lettre recommandée avec AR. Notez que le permis ne peut être prorogé qu’une fois.

Fin et conformité des travaux
L’administration peut contrôler la conformité de la construction avec le permis de construire mais depuis le 1er oct. 2007, c’est au bénéficiaire du permis de déclarer que la construction est conforme. Ceci intervient lors de la déclaration d’achèvement des travaux qui reste obligatoire.
Lorsque les travaux sont achevés, vous devez adresser une déclaration d’achèvement des travaux à la mairie en trois exemplaires par courrier recommandé avec AR ou depuis le 1er oct 2007 par courrier électronique. Cette déclaration doit être signée par le bénéficiaire du permis et le cas échéant par l’architecte qui a dirigé les travaux.
L’administration peut procéder à une visite de contrôle qui ne pourra intervenir que dans un délai de 3 mois à compter de la date de réception de la déclaration d’achèvement des travaux. Si une anomalie est constatée, l’administration peut vous mettre en demeure d’y remédier en effectuant des travaux ou en déposant un permis de construire modificatif. Lorsque la régularisation est impossible, on peut vous demander de démolir la construction. Passé le délai de 3 ou 5 mois (suivant certains cas), elle n’a plus le droit de contester sa conformité.

Le permis de construire est délivré gratuitement mais son obtention peut entraîner quelques taxes comme la TLE (taxe locale d’équipement) perçue au profit de la commune. La TLE doit être versée en deux fractions égales : la première 18 mois et la seconde 36 mois après la délivrance du permis de construire. Elle est calculée sur la valeur de l’ensemble immobilier. Peuvent aussi être exigées une taxe départementale des espaces naturels sensibles, une taxe départementale pour le financement des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE)



CONFIER VOTRE PROJET A UN ARCHITECTE

Si vous ne vous sentez pas de taille à suivre le chantier seul, mieux vaut faire appel à un architecte. Il se chargera de toutes les opérations en passant par la conception des plans, l’obtention du permis de construire, le choix des entrepreneurs, le suivi de chantier, la réception de l’ouvrage.

Voici les principales étapes et missions de l’architecte :

- lors de la première rencontre, prise en compte de votre projet et budget : il s’informe sur vos exigences, le niveau de prestations souhaité, les caractéristiques du terrain et vous renseigne sur les frais annexes éventuels (géomètre, études de sols, assurance dommages-ouvrages, frais de démolition…)

- étude de faisabilité du projet, vérification des règles d’urbanisme applicables et après une étude du terrain (servitudes, nature du sol, topographie…) il vous propose des solutions d’implantation et d’orientation


- présentation d’une première ébauche du projet sous forme de croquis faite en rapport avec le projet d’origine et la compatibilité entre votre budget et l’étude qu’il présente. (le cas échéant, il reçoit vos remarques et réalise d’autres croquis)

- constitution du dossier de permis de construire : avant-projet comprenant l’ensemble des plans et notice descriptive

- projet définitif : après l’obtention du permis de construire, il établit un projet de construction détaillé avec tous les plans (niveaux, coupes..) et rédige des devis descriptifs détaillés par corps de métier

- choix des entreprises : avec l’aide de l’architecte, constitution des dossiers de consultation des entreprises précisant tous les détails concernant le projet, puis, envoi des appels d’offres auprès de 3-4 entreprises par corps de métiers. Après avoir choisi les entreprises en fonction des devis reçus, il rédige les contrats d’entreprise à conclure avec chacune d’elles.

- Suivi de chantier : il surveille la bonne exécution des travaux après avoir fixé un calendrier d’intervention des différents corps de métier sur le chantier. Il tient des réunions de chantier et rédige des comptes-rendus à votre attention

- Réception de la maison, il vous aide à apprécier l’état des travaux et vous indique les points à contrôler et défauts devant faire l’objet de réserves. Rédaction du procès-verbal de réception mentionnant vos réserves et suivi de la levée des réserves.



CONFIER VOTRE PROJET A UN CONSTRUCTEUR

Si vous passez par un constructeur de maisons individuelles, vous avez deux possibilités :

- construire selon un plan type et dans ce cas vous signez un contrat de construction avec fourniture de plan et bénéficiez de toues les garanties offertes par un cadre juridique strict.

- Faire des plans par un architecte et chargez le constructeur de la réalisation des travaux. Dans ce cas, vous signez un contrat sans fourniture de plan, plus souple et un peu moins protecteur.

Le constructeur que vous mandatez traite directement avec les différentes entreprises qu’il choisit puis il dirige et surveille les travaux. Il s’occupe de tout. De votre côté, vous êtes le maître de l’ouvrage, suivez le chantier mais votre seul interlocuteur reste le constructeur

Contrat avec fourniture de plan

Une fois le contrat signé, vous avez 7 jours pour vous rétracter et récupérer l’argent éventuellement versé au constructeur. Après la signature du contrat, le constructeur doit vous adresser ce dernier par courrier recommandé avec AR.

Il est possible d’insérer des conditions suspensives dans le contrat de construction. Avant de signer un contrat de construction, vous devez avoir au moins signé une promesse de vente pour l’acquisition du terrain car le constructeur sera obligé d’examiner le terrain afin de voir si le projet est réalisable et de fixer le coût final de l’opération.

Vous pouvez également signer un contrat sous la condition suspensive de l’obtention du permis de construire ou obtention d’un prêt. Vous pouvez mandater le constructeur pour qu’il démarche les banques à votre place ainsi que pour l’obtention de l’assurance dommages-ouvrage (dans le cas ou vous ne l’auriez pas encore souscrite). Cette assurance est obligatoire et vous permet d’être indemnisé rapidement si des malfaçons survenaient dans les 10 suivant son achèvement.

Le constructeur doit vous fournir une attestation de garantie de livraison de la maison pour le prix et dans les délais indiqués au contrat. Si vous ne pouvez obtenir ce document le jour de la signature, alors, la vente se fera sous la condition suspensive de l’obtention de cette garantie.

Le délai de réalisation des conditions suspensives est prévu au contrat. Si la levée des conditions ne se fait pas dans les temps, celui-ci est considéré comme n’ayant jamais existé et les sommes versées doivent vous être remboursées. Mais attention, vous ne devez pas être à l’origine de la « non-réalisation » des conditions suspensives.

Afin que l’acquéreur s’engage en toute connaissance de cause, le contrat de construction doit contenir des mentions obligatoires :
- désignation du terrain (situation, surface, désignation cadastrale),
- informations sur le titre de propriété relatif au terrain,
- conformité du projet par rapport au disposition du code de la construction et de l’habitation et de l’urbanisme,
- accord du permis de construire,
- caractéristiques technique du bâtiment à construire,
- signalisation des travaux d’adaptation du sol, raccordements aux réseaux divers,
- coût total de la construction,
- éventuelles modalités de révision du prix,
- modes de règlement en fonction de l’avancement des travaux,
- modalités de financement
- références de l’assurance dommages-ouvrage
- attestation justifiant que le constructeur a bien souscrit les garanties de livraison et de remboursement
- conditions de réalisation des travaux (date d’ouverture du chantier, délais d’exécution, pénalités de retard)
- clause pour vous faire assister d’un professionnel lors de la réception de la maison

Si vous avez prévu de faire certains travaux, vous devez le mentionner au contrat.

Certains documents doivent être annexés au contrat tels que :
- plan de construction
- notice descriptive
- notice d’information


Contrat sans fourniture de plan

Si vous faites le choix de vous adresser à un constructeur en lui fournissant les plans de votre projet, vous devez signer un contrat de construction de maison individuelle sans fourniture de plan. Ce contrat est obligatoire car le constructeur se chargera des travaux de gros œuvre, de mise hors d’eau et hors d’air d’un immeuble à usage d’habitation.
Ce contrat est similaire au contrat avec fourniture de plan et reprend un bon nombre de clauses. Vous disposez également d’un délai de rétractation de 7 jours pour renoncer à votre projet sans pénalité et vous pouvez également y ajouter des conditions suspensives (comme obtention de prêt) et bénéficier d’une garantie de livraison.

Le contrat doit être écrit, comporter des mentions obligatoires et inclure en annexe une notice descriptive et notice d’information. Ce contrat et ces annexes devront vous être envoyés par lettre recommandé avec AR.

Le contrat doit mentionner :
- le terrain (localisation, surface, désignation cadastrale)
- les caractéristiques technique du bâtiment
- un simple descriptif des travaux effectués par le constructeur (sans mentionner ceux que vous souhaitez faire par vous-même…mais vous pouvez demander à insérer cette clause)
- le prix de la construction
- le délai d’exécution des travaux
- les pénalités de retard
- les références de l’assurance dommages-ouvrage
- une clause vous informant de votre droit de vous faire assister par un professionnel lors de la réception du chantier

Le constructeur doit vous fournir au plus tard le jour de l’ouverture du chantier, une attestation concernant la souscription de la garantie de livraison.

Le prix de la construction est forfaitaire et le constructeur ne peut vous demander une augmentation de prix. Toute augmentation doit être convenue et mentionnée par écrit au contrat.




LES GARANTIES EN FIN DE CHANTIER

Le Procès-verbal de réception

La réception de chantier est une étape importante et sert à constater l’achèvement des travaux, vérifier si la construction est conforme à ce que vous avez demandé et si la réalisation est sans défauts.
Lors de ce rendez-vous, un procès-verbal est établi, daté et signé par toutes les parties. Soyez très précis et clair dans vos remarques et réserves afin que l’on ne puisse pas les contester. Tous les défauts de conformité de la maison par rapport au contrat signé doivent y figurer. Tous les défauts apparents qui ne figurent pas dans le PV de réception ne seront pas couverts par les garanties.

Vérifiez bien que tout fonctionne (prises de courants, robinets, serrures, ventilation mécanique, chauffage…), contrôlez la bonne isolation phonique et thermique.

Si votre contrat prévoit des délais pour lever des réserves, l’entreprise se doit de les respecter. Si vous avez fait appel à un architecte, c’est lui qui agira en ce sens. Sinon, fixez sur le PV de réception les délais de réparations avec l’entrepreneur mis en cause.

Si par la suite, les délais ne sont pas respectés, vous pourrez le mettre en demeure d’effectuer les travaux, voire saisir le tribunal de grande instance. Si vous avez fait appel à un constructeur, vous pouvez aussi saisir l’organisme qui a octroyé la garantie de livraison.
Si vous ne demandez pas l’aide d’un tiers pour la réception de chantier, vous avez 8 jours à compter de la remise des clés pour signaler les défauts apparents au constructeur par courrier recommandé.




LES GARANTIES LEGALES

En cas de malfaçons, vous avez trois types de garanties :

- garantie de parfait achèvement (valable 1an)
- garantie de bon fonctionnement des équipements (valable 2 ans)
- garantie contre les dommages les plus importants (valable 10 ans)

La garantie de parfait achèvement

Cette garantie est valable un an et pendant un an après la réception de votre maison, vous pouvez exigez des entrepreneurs ou constructeurs de réparer les défauts apparents notés sur le PV de réception et ayant fait l’objet de réserves.
Notez bien que tous les dommages liés à l’usure normale ou mauvais entretien de votre part ne seront pas couverts par les garanties. Il en est de même pour tous les défauts apparents qui n’ont pas été mentionnés sur le PV lors de la réception de chantier. Seule exception, les défauts d’isolation phonique mais ces derniers doivent être notifiés et relevés dans l’année suivant la réception.

Vous devez exiger du professionnel d’un délai de réparation. S’il ne s’exécute par après une mise en demeure faite par huissier, vous pouvez saisir le tribunal.

La garantie de fonctionnement des équipements

Cette garantie valable 2 ans, s’applique aux éléments qui peuvent être enlevés ou remplacés dans la maison sans abîmer le gros-œuvre. (moquettes, portes, fenêtres, volets, appareils électriques, sanitaires…) mais ne concerne pas les équipements tels que l’escalier, le chauffage central par exemple. Ces éléments bénéficient de la garantie décennale.

En cas de problème, vous devez avertir le professionnel concerné par courrier recommandé avec AR afin qu’il répare ou remplace les éléments défectueux. En cas de refus, vous pouvez saisir le tribunal de grande instance mais le recours en justice doit impérativement se faire dans les 2 ans.

La garantie décennale

Pour tous les dommages importants survenant dans les 10 ans suivant la réception de chantier, c’est la garantie décennale qui vous couvrira. Cela peut concerner des problèmes de fissures importantes des murs, effondrements, problèmes sur des éléments d’équipements assimilés au bâti ou autres problèmes rendant la maison inhabitable.



L’ASSURANCE DOMMAGES-OUVRAGE

Le particulier comme le constructeur a des obligations en matière d’assurance construction. Le constructeur doit couvrir sa responsabilité décennale et le particulier doit souscrire un contrat de dommages-ouvrages.

Vous devez souscrire cette assurance dommages-ouvrage avant l’ouverture de chantier afin que la garantie débute de la fin de la période de parfait achèvement (un an après la réception du chantier justifiée par le PV de réception signé) jusqu’à la fin de la période décennale.
L’assurance a pour but de garantir, en dehors de toute recherche de responsabilité, le paiement des travaux de réparation des dommages subis.

Sans cette garantie vous seriez obligés d’agir en responsabilité décennale contre les professionnels et d’attendre parfois plusieurs années avant d’être indemnisé. Avec la dommages-ouvrage, vous serez indemnisé sous quelques mois et l’assureur se retourne ensuite contre les professionnels pour récupérer ce qu’il a versé.

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